Les chiffres sont têtus : moins d’un véhicule chinois sur deux dispose d’un certificat de conformité européen lors de son arrivée sur le marché français. Pour les autres, la route se prolonge par une homologation individuelle, chronophage et semée d’incertitudes, tant sur les délais que sur la facture. Les règles du jeu sont claires : le malus écologique s’applique sans ménagement, peu importe l’origine ou l’âge du véhicule. Autre frein parfois inattendu, certaines options de connectivité proposées par les constructeurs asiatiques restent hors de portée, faute d’accords locaux solides.
Pourquoi importer une voiture chinoise en France séduit de plus en plus d’automobilistes
Jamais l’intérêt pour la voiture chinoise n’a autant progressé parmi les automobilistes français. Trois raisons s’imposent : des prix qui défient la concurrence, des innovations technologiques à la pelle, et des équipements fournis dès l’entrée de gamme. Sur le terrain de la voiture électrique chinoise, la Chine n’attend plus son tour, elle s’impose et force les constructeurs européens à revoir leur copie. Les voitures neuves venues d’Asie offrent souvent une prestation imbattable pour leur tarif.
Concrètement, ce sont plusieurs atouts qui attirent les acheteurs :
- Prix compétitif face aux véhicules européens comparables
- Technologies avancées, souvent en série, quand elles restent en option ailleurs
- Design affirmé, qui tranche avec le classicisme des marques historiques
- Choix vaste, notamment en voiture électrique et SUV de ville
Les marques de voitures chinoises comme BYD, MG ou Aiways s’installent sur le marché français, misant tout sur la mobilité électrique. Les véhicules électriques en provenance de Chine séduisent ceux qui cherchent un moyen de transport moderne, abordable, et capable de tenir la distance sans sacrifier le confort. Les concessionnaires s’ajustent, adaptent leurs services, proposent diagnostic et entretien pour ces modèles peu communs il y a encore cinq ans. On trouve désormais des voitures électriques chinoises capables de dépasser les 400 km d’autonomie, dotées de finitions soignées et d’une recharge express. La Chine ne se contente plus de suivre, elle prend la tête du peloton.
Les étapes incontournables pour réussir l’importation de votre véhicule depuis la Chine
Préparez chaque document, rien ne doit manquer
L’aventure commence par la paperasse : pour faire rouler une voiture importée de Chine en France, chaque document compte. Le certificat de conformité délivré par le constructeur est la clé d’une immatriculation sans accroc. Sans ce papier, la demande s’arrête net au bureau gestion véhicules. Il faut aussi présenter le certificat d’immatriculation provisoire reçu lors du passage en douane, ainsi que le quitus fiscal des impôts, preuve que la TVA n’est plus à régler ou a été acquittée.
Maîtrisez la douane et la fiscalité
La douane française ne laisse rien passer concernant les droits de douane et la TVA. Pour importer une voiture de Chine, anticipez ces frais dès le départ. Les droits de douane s’élèvent à 10 % du montant du véhicule, la TVA à 20 %. Ces sommes doivent être réglées dès l’entrée du véhicule sur le territoire européen, et le reçu sera indispensable à l’immatriculation.
Voici les justificatifs indispensables à réunir avant de déposer votre dossier :
- Certificat de conformité : pour valider l’immatriculation
- Quitus fiscal : délivré par le service des impôts
- Justificatif des droits de douane et de la TVA
- Documents d’identité et preuve d’achat
Une fois tout en main, il ne reste plus qu’à prendre rendez-vous en préfecture ou à utiliser l’ANTS pour demander le certificat d’immatriculation définitif. Sans ce document, impossible de circuler légalement sur les routes françaises avec une voiture achetée en Chine.
Quels sont les pièges administratifs et douaniers à éviter lors de l’acquisition ?
La procédure pour immatriculer un véhicule importé de Chine peut vite tourner au casse-tête. Le moindre défaut dans le dossier, et l’administration oppose un refus catégorique. Il est donc capital de scanner et vérifier chaque élément : certificat de conformité, facture d’achat, quitus fiscal. Manquer un seul justificatif, c’est risquer de voir la voiture chinoise immobilisée, parfois jusqu’à plusieurs semaines.
Autre point de vigilance, le malus écologique frappe fort sur les véhicules thermiques, en fonction de leur cylindrée ou de leurs émissions de CO₂. Le montant peut vite grimper. Les voitures électriques chinoises y échappent pour le moment, mais la réglementation évolue constamment. Un simple coup d’œil aux grilles actualisées évite les désillusions.
Il faut aussi rester attentif au calcul des droits de douane et de la TVA : ces taxes portent sur la valeur réelle du véhicule, transport inclus. Tenter de sous-évaluer la facture à la douane expose à des sanctions sévères. Les agents ne tolèrent aucune approximation.
Dernier écueil : tous les modèles ne reçoivent pas automatiquement un certificat de conformité reconnu par l’administration française. Les voitures les moins diffusées en Europe rencontrent parfois des difficultés lors de l’homologation. Choisir une marque de voiture chinoise déjà présente dans l’UE facilite grandement les démarches et accélère la mise en circulation.
Conseils pratiques et astuces pour un achat serein et sécurisé
Le meilleur moyen de acheter une voiture chinoise sans mauvaise surprise ? Faire appel à un intermédiaire reconnu ou à un spécialiste de l’importation. Ces professionnels connaissent les spécificités des voitures électriques chinoises comme des modèles thermiques, et savent naviguer dans les méandres administratifs. Acheter directement à un particulier ou à une enseigne inconnue expose à des difficultés, notamment pour les documents d’homologation ou la gestion des délais.
Accordez une attention particulière à la vérification du certificat de conformité. Ce document conditionne toute immatriculation. S’il manque ou s’il est douteux, la voiture reste bloquée. Il est toujours préférable d’obtenir une copie avant tout paiement.
Points à contrôler avant de finaliser l’achat :
- Authenticité du certificat d’immatriculation délivré en Chine
- Existence du quitus fiscal et des factures originales
- Traductions certifiées des documents si besoin
- Service après-vente : disponibilité des pièces détachées, réseau de réparateurs
Pour les voitures électriques, vérifiez la compatibilité des prises avec les bornes françaises. Certains modèles nécessitent un adaptateur ou une mise à jour logicielle pour profiter de la recharge rapide. La garantie constructeur doit aussi couvrir l’usage en France : lisez chaque condition, car certains réseaux refusent la prise en charge des véhicules importés hors du circuit officiel.
Enfin, faites le tour des compagnies d’assurance. Certaines hésitent à assurer une voiture électrique chinoise faute de recul sur leur fiabilité ou le coût des réparations. Un simple appel à votre assureur permet de lever le doute avant même d’apposer la plaque.
Éviter les chausse-trapes administratives, c’est s’offrir la liberté de rouler différemment, sans perdre le fil de l’innovation. Les routes françaises s’ouvrent : à chacun de choisir comment y tracer son propre chemin.


